Le très balèze abécédaire d’Arnold Schwarzenegger

A comme Autriche

Là où tout a commencé pour Arnold Alois Schwarzenegger.

Né le 30 juillet 1947 à Thal bei Graz, un village de 800 habitants situé au sud-est du pays, il est élevé par son père Gustav, policier, et sa mère Aurélia, femme au foyer – veuve de guerre, elle a également eu un fils issu de son précédent mariage, Meinhard, dont le couple s’occupe sans faire de différence.

Dans un pays accablé par son alliance avec l’Allemagne nazie lors de la Seconde guerre mondiale et dévasté par la crise économique, la famille Schwarzenegger vit très chichement (pas de téléphone, pas de chauffage, pas d’eau courante).

Très vite, le jeune Arnold ne se sent « pas à sa place ».

Et puis à 15 ans, c’est la révélation. Lui qui depuis quelque temps déjà rêve les yeux grands ouverts de l’Amérique des films tombe sur la couverture d’un magazine de culturisme sur laquelle pose Reg Park. Grimé en Hercules, il y fait la promotion de son prochain film.

Son sang ne fait alors qu’un tour : comme son nouveau héros, il sera lui aussi bodybuildeur, acteur et américain.

C’est ainsi que l’année de ses 21 ans, il quitte « sans se retourner » sa terre natale avec pour seul bagage un sac de sport.

B comme Biographie(s)

Homme tout sauf ordinaire, Arnold Schwarzenegger est de ceux qui dans leur vie ont écrit, non pas une fois, mais deux fois leur mémoire : Arnold: The Education of a Bodybuilder en 1977, puis, 35 ans plus tard, Total Recall : My Unbelievably True Life Story en 2012.

Pour qui toutefois souhaiterait une version abrégée, voici comment il résume son passage sur Terre sur ses comptes Twitter et Instagram : « Ancien Mister Olympia, Conan, Terminator et Gouverneur de Californie. J’ai tué le Predator. Je vous ai dit que je reviendrais. »

Légendaire.

C comme Cigares

Son plaisir coupable. Et pas qu’un peu.

Consommateur occasionnel de cigarillos du temps où il était culturiste (quand il ne tirait pas sur un oinj’), Arnold se découvre une passion pour les « stogies » en 1977, lorsque celle qui deviendra sa femme, Maria Shriver, le présente à son père. Histoire de sympathiser, ce dernier lui offre son premier barreau de chaise.

De là, Arnold va non seulement prendre l’habitude d’en fumer « un ou deux par jour », mais il va également insister pour que sur grand écran ses personnages soient vus fumer Punch et Cohiba, ses marques préférées.

Cf. Le Contrat, Running Man, Predator, Last Action Hero, et même Batman & Robin où Mister Freeze est pourtant censé mourir s’il est exposé à la moindre hausse de température.

Particulièrement accroc, une fois gouverneur de Californie, il avait fait installer une tente à l’extérieur du bâtiment officiel non-fumeur pour pouvoir organiser ses réunions cigare au bec.

D comme Daniel Beretta

Sa voix française depuis Double Détente en 1988.

Recruté sur un coup du sort par l’amie d’un ami, il l’a doublé dans une trentaine de films.

Le CV de Daniel Beretta ne se résume cependant pas à Schwarzy. Artiste complet, il a joué la comédie aussi bien au théâtre qu’au cinéma (l’opéra rock Jesus Christ Superstar, Cyrano de Bergerac de Jean-Paul Rappeneau…), tandis qu’il a enregistré en parallèle une vingtaine de disques en tant qu’auteur, compositeur ou interprète (le standard La Rua Madureira de Nino Ferrer, la chanson My Love que lui a écrit le Beatle Paul McCartney en 1973…).

E comme Écologie

Arnold Schwarzenegger en héraut de la cause environnementale, celle-là personne ne l’avait vu venir.

Ex-ambassadeur de la très carbonée American way of life, celui qui au début des années 90 avait reçu un jet privé en guise de salaire pour Terminator 2 et qui paradait dans les rues en Hummer, un tout-terrain militaire pesant près de 3 000 kilos, lutte pourtant avec ardeur contre le réchauffement climatique.

De son propre aveu, sa conversion date du milieu des années 2000, quand, gouverneur de Californie, il cherche un thème de campagne porteur afin de se faire réélire.

Si de nombreux observateurs n’y voyaient qu’une grosse ficelle (rappelons-nous qu’au même moment l’establishment républicain soutenait que le réchauffement climatique n’était qu’un « mythe »…), Arnold fait passer en 2006 la loi AB32 qui impose au douzième état le plus pollueur de la planète (!) de diminuer d’un quart ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

La mesure est exceptionnelle, et demeure à ce jour la première action d’envergure de la première puissance mondiale en faveur de l’écologie.

Alors certes, à rentrer dans le détail de son engagement, Arnold récite peut-être parfois un peu trop benoîtement le catéchisme sur les énergies « propres » et l’économie « verte », mais il n’est pas impossible que les livres d’histoires se souviennent de lui avant tout pour cela.

F comme Franco Columbu

Son meilleur ami.

Les deux hommes se sont rencontrés dans les années 60 lors d’une compétition de bodybuilding, et ont ensuite vécu une bromance des plus exaltées jusqu’au décès de Columbu en 2019, à l’âge de 78 ans.

« Dévasté », Arnold lui avait alors rendu un hommage sincère.

« Nos parties d’échecs, nos journées sur le chantier, nos repas partagés, les blagues que nous nous faisions, les leçons que la vie nous a apprises (…) Grâce à toi et nos 54 années d’amitiés, ma vie a été plus fun, plus colorée et plus complète. »

Né en Italie, Franco Columbu a remporté à deux reprise le titre de Mister Olympia (en 1976 et 1981), a participé au premier concours de Strongest Man en 1977 (il s’est classé cinquième), est apparu comme figurant fans Terminator 1, The Running Man et Predator, et a écrit de nombreux livres sur la musculation et la nutrition.

G comme Governator

Arnold Schwarzenegger a-t-il été le pire gouverneur de l’histoire de la Californie ?

Avec seulement 23% d’opinions favorables (un record) lorsqu’il a quitté ses fonctions le 3 janvier 2010 après sept ans passés à la tête de l’État le plus peuplé et le plus riche des États-Unis, la question se pose.

Il faut dire qu’entre le déficit de 25 milliards de dollars laissé à son successeur (lui qui avait pourtant promis haut et fort « de ne pas dépenser l’argent que la Californie n’a pas ») et un taux de chômage monté à 12,5% (lui qui s’était en campagne autoproclamé « champion de l’emploi »), les chiffres ne plaident pas en sa faveur.

À sa décharge, à son arrivée au pouvoir en 2003, la situation était encore pire (la banqueroute menaçait, les coupures d’électricités étaient monnaie courante, la qualité de l’eau était désastreuse…), puis la crise économique de 2008 est passée par là.

Malgré tout, Schwarzenegger a entamé une série de réformes profondes dont les effets bénéfiques se feront sentir sur le long terme – l’écologie bien sûr, mais aussi la rénovation du réseau routier, la réorganisation du système de retraites au profit des contribuables, la fin de l’arbitraire en matière de découpage électoral…

H comme Hamlet

Oui, Arnold Schwarzenegger a joué Shakespeare.

C’était en 1993, dans Last Action Hero où, le temps d’une scène culte, il refaisait la déco du royaume du Danemark au pistolet mitrailleur, non sans profiter pour clore quatre siècles de débats philosophiques sur l’être et le non-être.

La dramaturgie du 16ème siècle à son meilleur.

I comme « I’ll be back »

Sa réplique la plus célèbre. Celle qu’il prononce dans une quinzaine de ses films et dont il s’est même servi pour ses discours de campagne.

Entendue pour la première fois dans Terminator 1 avant que le T-800 ne décime tout un commissariat, elle avait à l’époque provoquée une vive discussion entre Schwarzenegger et James Cameron.

L’acteur avait en effet insisté pour que son personnage ne contracte pas la phrase et lance un plus robotique « I will be back ». Pas d’accord du tout, le réalisateur lui avait répondu furax : « Je ne te donne pas de leçon pour jouer, ne me donne pas de leçon pour écrire ».

Pragmatique, Cameron a néanmoins tourné deux fois la séquence avec les deux répliques différentes afin de choisir laquelle fonctionnait le mieux.

J comme Jumeaux

L’un des coups de génie de sa carrière.

En 1988, Arnold Schwarzenegger est à la croisée des chemins : action hero confirmé, s’il est une star montante du box-office, il n’est pas encore la star numéro une.

C’est alors que plutôt que la jouer placé en acceptant un Commando 2 ou Predator 2, il opte pour un total contre-pied en faisant le pari de la comédie familiale avec Jumeaux d’Ivan Reitman.

Bien lui en a pris, puisque ce film à petit budget dans lequel il s’amuse de son antagonisme avec Danny DeVito (le futur Pingouin de Tim Burton) cartonne au-delà de toute espérance, dépassant, et de loin, les scores de tous ses précédents succès.

À partir de là, Arnie exploitera comme il se doit le filon, pour le meilleur (le gentillet Un flic à la maternelle en 1990, le parodique True Lies en 1994) et pour le pire (Junior en 1994 où il retrouve Reitman et DeVito dans le rôle d’un homme enceint, la bousasse de Noël La Course au jouet en 1996).

K comme Kill Count

1985. Sur le tournage de Commando, le réalisateur Mark L. Lester l’a mauvaise. Il vient en effet d’avoir eu vent des rushs de Rambo 2 : La Mission où Sylvester Stallone est vu regagner la guerre du Vietnam à lui tout seul.

Déterminé à ne pas passer pour celui des deux qui a la plus petite, il charge le scénariste Steven E. de Souza (Die Hard, Street Fighter…) de réécrire la fin du film en augmentant significativement le nombre de cadavres.

Résultat, John Matrix/Arnold zigouille par tous les moyens (lance-roquettes, fusils d’assaut, bêche de jardinage, conduit de canalisation…) plus de 80 méchants en 128 minutes de film (contre 51 pour Rambo), décrochant la palme de l’action hero le plus meurtrier de l’histoire du septième art.

Si surenchère hollywoodienne oblige le record a fini par tomber (Milla Jovovich dans Resident Evil, Rambo 4, John Wick…), Commando a accouché d’un concept décliné depuis à l’infini : celui du « one-man army », l’homme-armée à lui tout seul.

L comme Limites

Ce n’est faire injure à personne de dire de Schwarzy qu’il n’est ni Denzel Washington, ni Daniel Day Lewis.

Conscient de ne pas être un acteur franchement exceptionnel, il a néanmoins eu l’intelligence (et la modestie) de s’entourer de réalisateur de talent pour palier ses lacunes, que ce soit James Cameron (Terminator 1/Terminator 2/True Lies), John McTiernan (Predator/Last Action Hero) ou Paul Verhoeven (Total Recall).

C’est ainsi que sa filmographie compte mine de rien son lot de succès critiques.

M comme Mister Freeze

25 millions de dollars ! C’est ce qu’Arnold Schwarzenegger a encaissé pour interpréter le grand méchant dans le Batman & Robin de Joel Shumacher, soit à l’instant T le plus gros cachet net jamais touché par un acteur – six ans plus tard, il fera à nouveau grimper les enchères en négociant 30 millions de dollars pour Terminator 3.

Sur le papier, la décision n’était pas délirante : en 1997, Arnold était au top, et le faire revenir dans un rôle de villain, qui plus est dans le blockbuster le plus attendu de l’année, a vraiment hypé les foules.

Sauf que bon, 25 foutus millions de billets verts, pour débiter des blagues flirtant avec le degré zéro et enfiler un costume dégotté dans un Happy Meal, cela faisait quand même beaucoup.

Même avec du recul, Arnold ne voit cependant pas le souci, lui qui, contrairement à George Clooney qui s’est publiquement excusé de la nullité du film, « ne regrette rien ».

Il est vrai que George n’avait reçu pour sa part qu’un petit million…

N comme Nanny

En 2011, lors d’une session de thérapie de couple, Arnold avoue à sa femme qu’il l’a trompée quinze ans plus tôt avec leur gouvernante, Mildred Baena.

De cette union est né un fils, Joseph, dont il a caché l’existence à sa famille et dont il a subvenu en cachette à ses besoins.

Quelques semaines plus tard, l’affaire est rendue publique. Maria Shriver le quitte et demande le divorce – divorce qui ne sera finalisé qu’en 2021 pour des questions d’ordre légal.

Entre nous, si à l’époque l’épisode a tant couru la gazette, c’est principalement pour le physique de Baena, plus proche de celui d’un batteur de groupe de hard rock que d’une sauveteuse à Malibu.

O comme Olympia

La toute première fois où Arnold participe à la plus prestigieuse compétition de bodybuilding au monde, en 1969, le prix attribué au vainqueur n’est que de 1 000 petits dollars.

Onze plus tard, en 1980, lorsqu’il effectue son retour après avoir été sacré six fois d’affilée Mister Olympia de 1970 à 1975, ce même prix s’élève désormais à 25 000 dollars.

Est-il vraiment besoin d’en écrire plus sur son influence sur la discipline ?

P comme Pumping Iron

Plus encore que le documentaire le docudrama qui a donné ses lettres de noblesse au bodybuilding, une sous culture alors perçue comme un concours de bêtes de foire, Pumping Iron de George Butler et Robert Fiore se regarde comme l’acte de naissance d’une superstar.

Suivi lors de sa préparation pour le Mister Olympia de 1975, Arnold y est montré en train d’écraser la concurrence avec la même assurance qu’il dégage dans ses films.

Dominateur, jamais timide quand il s’agit de déstabiliser son prochain, il y apparaît aussi et surtout immensément charismatique.

Voir cette scène en coulisses, où, le soir de sa victoire, vêtu d’un t-shirt « Arnold is numero uno », allongé sur un canapé, un joint dans une main, un verre de vin dans l’autre, il entonne un cruel « Joyeux anniversaire » à destination de son dauphin,

Culte.

Q comme « QWIJOULAOHAAA !!! »

Dans Commando, le cri inoubliable que pousse le bégé Sully après qu’Arnie lui a fait une ultime blague – « J’t’avais dit que je te tuerais en dernier, mais j’tai menti 😉 ».

Débat sur son orthographe mis à part, il résonne depuis 1985 dans les cœurs de tout nanardeur qui se respecte.

R comme Rêve américain

« Quand je suis arrivé dans ce pays, je n’avais pas d’argent. Je n’avais rien. Une demi-douzaine de personnes de la salle de sport sont venues me voir dans mon tout petit appartement pour m’apporter des draps, des couverts, des assiettes et une télé en noir et blanc. J’avais du mal à croire à tant de générosité. L’un d’elles m’a alors expliqué que c’était Thanksgiving et m’a invité à dîner chez ses parents pour partager une dinde. Ce jour-là, j’ai pris conscience que l’Amérique avait un cœur énorme. »

« Jusqu’à mon dernier souffle, je me souviendrais du jour où j’ai levé ma main pour prêter allégeance aux États-Unis d’Amérique. Je suis fier d’être citoyen de ce grand pays. »

Arnold Schwarzenegger, le 4 juillet 2020, jour de la fête nationale américaine.

S comme Strong

Arnold Shwouarzzenager ? Schoarzeneguere ? Chwarzenneger ?

Avec un patronyme aussi compliqué à lire qu’à écrire, Arnold Schwarzenegger s’est très rapidement fait expliquer que s’il voulait avoir la moindre chance de se faire engager dans un film, il lui fallait simplifier tout ça.

C’est ainsi que pour son tout premier long métrage, Hercules à New-York en 1970, il est crédité en tant qu’Arnold Strong. Comble de l’infamie, son accent autrichien est cette époque tellement prononcé que sa voix est doublée en postproduction.

Pas franchement ravi, convaincu au fond de lui que s’il doit réussir c’est pour qui il est, il s’astreint trois ans durant à des centaines d’heures de cours de diction, avant de reprendre son nom à l’état civil.

T comme Terminator 2

Le second opus de la saga initiée par James Cameron est-il haut la main le meilleur film de tous les temps ?

Parmi les pelletées d’arguments qui appuient cette thèse (on vous laisse cliquer ici), il en est un qui tranche avec tous les autres : T2 n’est pas juste un blockbuster, c’est un méta blockbuster.

Le rôle du père, le destin qui échoue à chacun, le libre arbitre, la part d’humanité en nous… mine de rien, entre deux scènes d’action virtuoses, ça philosophe à tous les étages.

Et puis, quand vient le moment pour le T-800 de débarrasser le plancher, c’est un peu tout cela qui remonte à la surface et rend cette fin si émouvante.

U comme U.R.S.S.

Tandis que dans les dernières mètre de la Guerre froide, Hollywood jette toutes ses forces pour venir à bout de l’engeance communiste (Rambo 2, Rocky IV, Chuck Norris et tous les films de la Cannon), en 1988, un an avant la chute mur de Berlin, Arnold interprète dans Double Détente de Walter Hill, Ivan Danko, un capitaine de police moscovite.

Le film n’est pas impérissable, mais il témoigne à la manière d’un document historique de l’apaisement en cours entre les deux blocs.

Bon après, de là à confondre Arnold avec un sympathisant de la cause marxiste-léniniste, il y a un fossé : Ronald Reagan reste pour lui le plus grand président des États-Unis (justement pour avoir précipité la chute de l’U.R.S.S.), Mikhail Gorbachev un héros, et, sitôt la Russie ouverte au libre-échange, il s’en est allé ouvrir un restaurant Planet Hollywood sur la Place Rouge.

V comme Vision

Son conseil numéro 1 pour réussir sa vie ? « Trouvez votre vision et suivez-la. »

« Sans vision, vous errerez sans but. Sans vision, vous ne serez jamais heureux. Asseyez-vous et prenez le temps d’imaginer quelle personne vous voulez être et pourquoi vous voulez être cette personne – ne vous contentez pas de vous demander ce que vous voulez faire dans la vie. »

« Tous les jours efforcez-vous de consacrer deux heures de votre temps libre à travailler sur vous-même. Lisez des livres, regardez des films, essayez-vous à différentes activités. Trouvez ce qui vous anime au plus profond de vous, que ce soit être un artiste, avoir un job normal et une vie de famille. »

« Je vous garantis qu’à compter du moment où vous aurez trouvé votre vision, votre vie ne sera plus jamais ennuyeuse : vous serez le capitaine de votre propre navire. »

W comme Warhol (Andy)

La connexion que l’on ne soupçonnait pas.

En 1977, Arnold rencontre un peu par hasard l’icône du pop art. « Fasciné par sa force et son énergie », il lui propose de poser pour lui.

Warhol le présentera dans la foulée au petit monde du show business (Woody Allen, James Caan, Jackie Kennedy…).

X comme Xérophagie

Un mot qui désigne à la base une tradition de l’église primitive consistant à s’alimenter exclusivement de pain et de fruits secs pendant le carême. Transposé au bodybuilding, il renvoie à ce qu’on appelle la diète (perdre de la graisse, sans perdre de muscle).

Dans sa biographie de 1977, Schwarzenegger écrit noir sur blanc avoir utilisé des stéroïdes anabolisants pour sécher plus efficacement.

« Les stéroïdes m’ont aidé à maintenir ma masse musculaire quand j’étais en période de diète. Je n’en prenais pas pour augmenter ma masse musculaire, j’en prenais pour ne pas perdre du muscle quand je séchais. »

Trois décennies plus tard, lors d’un entretien donné à ABC, il a confié n’avoir sur ce point « aucun regret ».

« À l’époque, c’était légal. C’était quelque chose de nouveau sur le marché. Nous nous les faisions prescrire chez le docteur. »

Y comme « You sooon of a bitch »

Quand dans Predator le major Alan ‘Dutch’ Schaffer tombe sur son vieux pote Dylan (Carl Weathers alias Apollo Creed) au beau milieu d’une base militaire d’Amazonie, les deux hommes se saluent comme tout bon mâle alpha des années 80 : après que le premier a traité le second « d’enfant de put*in » en guise de préliminaires, ils s’envoient une poignée de main qui vire au bras de fer.

Une scène qui rien qu’à la regarder fait bouger les plaques tectoniques et pousser la moustache.

Z comme Zeus

Après avoir fait ses premiers pas au cinéma sous les traits du héros de l’antiquité Hercules, quoi de plus logique pour Arnold Schwarzenegger que d’avoir endossé 52 ans plus tard les habits du dieu des dieux ?

Alors certes, il s’agissait d’une publicité diffusée lors de la mi-temps du Super Bowl (pour la voiture électrique de BMW), mais il y avait Salma Hayek dans le rôle d’Hera et c’était tout de même mieux que Russell Crowe dans Thor: Love and Thunder.

Les mortels réclament le film !

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