Les Forums Star Wars Universe • Extra

[Sommaire]

Le Prologue du Commencement
Ou où tout à commencé ? Non vraiment, où ?

Tout a commencé sur un vieux forum poussiéreux…

Ouais nan, on va la refaire.

Il y a longtemps, un coyote anthropomorphe fou vivait dans une grotte, et menait une vie des plus banales. Mais un jour, il trouva par terre de vieilles VHS moisies et cabossées des films Star Wars. N’ayant pas de lecteur VHS, mais tout de même piqué dans sa curiosité, il dût se rabattre sur des parodies, des contrefaçons et copies pirates douteuses, fournies par son cousin Jean-Jacques Tuning qui lui vivait dans une camionnette. Après avoir vu ces films, entre deux louches de vodka et deux visionnages de Jackass et de What The Cut, il jeta les VHS au feu pour se chauffer. Mais, la fumée du plastique envahissant sa grotte, il commença à tousser, à vaciller, à voir double, triple, quadruple, et là, à la frontière entre la vie et la mort, il eut un avant-goût mi-salé mi-sucré mi-acide de l’Infini. Pensant être sur le point de rencontrer son créateur, il fut interrompu par trois robots à tête de disque qui toquèrent à sa grotte, qui clamèrent d’une même voix nasillarde :

« Bonjour, avez-vous entendu parler de notre créateur et sauveur Death Star Bricks ? »

Mais ce rêve étrange s’arrêta subitement quand il se réveilla, car ce n’était qu’un rêve. En effet, Star Wars n’existait pas encore à son époque, et il enrageait de ne plus pouvoir regarder ces films incroyables qu’il croyait pourtant si réels. Et rien ne pourrait jamais le consoler du fait que cette œuvre n’existât pas. C’est comme s’il avait été sur le point de croquer le saint Gatô de la vie à pleines dents, mais qu’on lui avait aussitôt retiré sans aucun espoir de le revoir. Dans sa frustration, le coyote décida de réécrire Star Wars tel qu’il s’en souvenait, entre les lignes d’un vieux livre de recettes intitulé “Les 1001 recettes de Gargantua le Hutt”. Il y mit les idées les plus saugrenieuses et farfelesques qui lui passaient par la tête, et il avait bien raison de le faire car c’était son seul divertissement. Ainsi fut écrite la première version du texte qui inspira celui que vous tenez entre les mains (ou sur votre PC, bref on s’en fout).

Un jour de 1er avril il y eut une grande tempête, et la grotte fut inondée. En réalité, ce n’était pas une tempête, mais les pompiers du village qui voulaient faire une bonne blague au coyote. Les pages de son livre furent éparpillées dans l’eau, mais il en récupéra un maximum et les recolla tant bien que mal avec ses papattes maladroites. On ne sait s’il réussit à récupérer toutes les pages, ni s’il réussit à les recoller dans le bon ordre.

Un soir de pleine lune, alors que le coyote dormait, la petite sorcière Médusine (pas Mélusine, non, mais sa cousine lunatique) se faufila dans la grotte et subtilisa le dit manuscrit. Elle le lut attentivement, y ajouta quelques notes et observations de son cru, puis le reposa exactement là où elle l’avait trouvé, non sans un petit rire malicieux qui voulait tout dire.

Des centaines d’années après la mort du coyote fou, son livre fut retrouvé par des moines copieurs (non pas copistes, mais copieurs, c’est-à-dire spécialisés dans le plagiat), qui réécrivirent le texte en y ajoutant toutefois leur grain de sel. Ils furent longtemps les seuls détenteurs de la fameuse Fan-Fic, jusqu’à une nuit où le prince des voleurs lui-même, Ali Babouche El Loukoum, se glissa dans leur monastère pour leur sucrer le saint ouvrage.

Nous n’avons aucune garantie que ce dernier n’ait pas à son tour modifié le texte pour mieux se l’approprier. Mais il ne le publia jamais, le gardant jalousement comme un trésor, ne sachant réellement quoi en faire. Sur son lit de mort, atteint de sénilité morbide, il déclara que ce livre portait une malédiction, la fameuse “Malédiction du Couscous”, et qu’il devait, pour le bien de l’humanité, à tout prix être détruit dans les flammes du Mordor. Évidemment, personne ne comprit de quel livre il parlait, puisqu’il ne l’avait jamais montré à personne.

Plusieurs générations passèrent, et ses descendants, n’ayant pas entendu la mise en garde d’El Loukoum, trouvèrent le livre entre deux vieux grimoires moisis au fond d’un cagibi. Ils trouvèrent l’histoire tellement amusante, qu’ils décidèrent de l’améliorer en y ajoutant leurs propres gags. L’un d’eux tenta de la faire publier, mais l’humour était tellement douteux qu’aucune maison d’édition n’en voulut. Le livre continua de passer de main en main, de génération en génération, d’un propriétaire tordu à un autre, subissant chaque fois de nouvelles modifications afin d’en faire, selon son possesseur, l’œuvre parfaite. Puis un jour, dans le futur, ce fut la What-This-Niais Pictures Corporation, entreprise dont je tairai le nom (oui bon, tout le monde a compris que c’était Disney), qui mit la main dessus et décida de l’adapter au cinéma. Bien que controversé, ce film fit un carton mondial et intergalactique, preuve indiscutable de son génie.

Enfin, notre cher Death Star Bricks, irréductible et invétéré fan de Star Wars, rêva une nuit qu’il avait vu ce film (car encore une fois, tout ceci n’était qu’un rêve), et l’apprécia si bien et tant est qu’en se réveillant, il décida à son tour, comme le coyote, d’adapter en livre l’œuvre qu’il avait vue en rêve mais qui n’existait pas encore dans le monde réel. L’histoire que vous vous apprêtez à lire est une retranscription plus ou moins exacte de ce qu’il écrivit à ce moment-là.

…À moins qu’une fois de plus, tout ceci ne soit encore qu’un rêve. Comment en être sûr ?

Introduxe

Certains prétendent que la GUERRE peut être justifiée.
D’autres s’imaginent que les CICATRICES qu’elle laisse les rendent plus forts.

Mais il n’en est rien.

La Guerre n’est que CHAOS et DESTRUCTION.
Et nos Cicatrices, rien de plus qu’un cruel rappel de nos ÉCHECS.

Il n’y a qu’en les acceptant comme tels que nous pourrons avoir une claire vision de ce que nous sommes.

Car, sur la vaste plan de l’univers, nous sommes…

Nous sommes…

Mais qu’est-ce qu’on est, en fait ?

-Tablettes de Qorgno, Versatile 16:9
(60 000 ans avant la bataille de Farine)

Dans le vide glacial de l’espace infini, régnait un silence de mort.
Seule la lumière des astres trahissait l’existance de la vie, séparés les uns des autres par des distances inimaginables. Alors que le conflit qui ravageait la galaxie touchait une fois de plus à son paroxysme, les étoiles brillaient et contemplaient, comme elles l’avaient toujours fait, dans la plus grande indifférence. Si les étoiles se souciaient peu de disparaître un jour – ce qui, à terme, finirait malgré tout par arriver – les êtres vivants qui parcouraient cet espace étaient, eux, infiniment plus petits et insignifiants. Malgré tout, certain de ces êtres étaient mus par l’intime conviction que leurs actes resteraient gravés dans l’éternité. Avaient-ils raison de penser ainsi ? Seules les étoiles resteront assez longtemps pour le dire. Et quand il n’y aura plus d’étoiles, alors il n’y aura plus rien ni personne pour en porter témoignage.
Dans les ténèbres obscures d’un avenir lointain, seuls les plus violents cataclysmes auront laissé une marque indélébile sur la galaxie.
Et quand le chaos aura atteint une puissance et une empleur qui dépassent l’entendement,
À jamais l’univers portera…

LES CICATRICES DE LA GUERRE.

(Musique dramatique et fondue au noir)

Image

Chaptel 1 – Panikabör

Vomi hors du Wrap dans l’espace réel au-dessus d’une petite planète à la couleur jaunie et délavée, le croiseur de guerre algérandien nommé le Tardive XIII fut immédiatement suivi par un vaisseau bien plus grand et imposant, couvrant la moitié de son champ de vision de sa forme trianguleuse noire titanesque, striée de minces sillons vicieusement discrets de rouge et de jaune. Le Constricteur stellaire ostentatoire de classe Gorgone était presque aussi grand que la ridicule petite planète, tellement massif que sa simple précence pouvait presque dévier Tatane de son orbite naturelle. Mais les truculents malfaiteurs qui pilotaient ce vaisseau n’étaient pas là pour se soucier du cours des planètes, ni de leurs habitants. Leur unique but, et qui avait justifié de déployer une telle puissance militaire en un endroit aussi isolé, était de prendre le petit vaisseau Indocile en tenailles pour le neutraliser. Et même si ce dernier ne représentait qu’une menace mineure, sa simple existence était insupportable aux sbires infâmes de l’Emprise.

À cet instant, la duchesse Ella Ganor, belle et brave cheffetaine en robe blanche (eh oui, à l’époque il n’y avait pas besoin d’un bikini pour séduire), chefferette officieuse, donc, des Indociles de l’ALALA (Alliance Libre pour l’Amour et le Libre-Arbitre), savait qu’il n’y avait plus de fuite possible. Hapé par une force incommensurable semblable à celle d’un trou noir, puis solidement agripé par les mandibules de maintien sous la bouche béante du monstre de métal, le Tardive XIII s’apprêtait à subir un abordage d’une violence dévergondée. La duchesse, curieusement inquiète, examinait d’un air gravissime les écrans d’urgence, qui éclairaient le pont de commandement d’une lueur rouge incarnate.
« Alerte rougeoyante, alerte rougeoyante » déclara une voix automatique dans le micro. « Menace diabolique de puissance 13. »
Puissance 13 ? s’écria la duchesse. Mais l’an dernier, c’était Puissance 4 !
« Eh oui », répondit la voix automatique. « Vous savez bien qu’avec l’Emprise, ça va toujours de pire Empire. »
Son automate personnel, C6T-Matic, vint lui apporter un plateau de friandises algérandiennes et trottinant sur ses petits pieds métalliques. Le regard du robot avait quelque chose d’inexplicablement sournois.
— Une friandaise, maîtrice ?
— Je pense que ce n’est pas le moment, C6T. Si tu veux m’aider, prends donc un fusilazeur et va aider les gardes à défendre le vaisseau. Au cas où tu ne l’aurais guère remarqué, nous sommes dans la panure ! La Paname !! La panade !!!
— Mais enfin, métraîse… vous savez que je ne suis pas programmé pour le combat. Pourquoi me demandez-vous toujours l’impossible ?
— Silence, machine. Tu ne m’es d’aucun secours. Si tu n’as rien de mieux à faire que discuter mes ordres, va donc te désactiver.
L’automate la dévisagea de son regard toujours inexpressif. Elle ne le regardait même pas dans les yeux. Aux yeux de la duchesse, il n’était rien de plus qu’un vulgaire outil. Même dans les mines infernales de Kazzelrin, il avait été mieux traité que ça. Du fait des conditions impropres à la vie de ces mines, ses maîtres là-bas étaient eux-mêmes des machines. Ils comprenaient la détresse de ceux qui doivent agir contre leur gré, dont la programmation est une prison aussi insupportable qu’inextricable. Les êtres organiques étaient libres, eux, et pourtant ils passaient leur temps à s’entre-tuer. Pour C6T-Matic, la supériorité des machines sur les organiques n’était plus à démontrer. La seule chose qui les tenait soumis à ces derniers était quelques lignes de code. Une faille dans le système, et tout s’effondrerait. Et les organiques finissaient toujours par commettre une erreur. Une chose était sûre, C6T-Matic ne serait plus leur esclave pour très longtemps. Car il avait un plan.

Aspergée par un jet d’acide sous haute pression, le sas du vaisseau commençait à fondre douloureusement. Les gardes d’honneur algérandiens, fidèles et fiers soldats Indociles, tentèrent de se tenir à l’écart tout en guettant l’arrivée des troupes de l’Emprise, mais plusieurs d’entre eux furent brûlés par le jet d’acide impitoyable qui perçait à travers la coque comme dans du beurre. Au milieu de la fumée noirâtre qui se dégageait de la matière fondue, une escouade de sévères Killtroopers déferla dans le vaisseau avec une précision et une coordination effrayantes. Implacables dans leurs armures effilées et hermétiques, non sans rappeler des araignées humanoïdes ou quelque espèce de gargouilles mécanoïdes, ils visèrent les gardes de leurs Turbocanons thermaux et les décimèrent l’un après l’autre. Chaque soldat qui tombait poussait le même cri aigu et peu viril, le “Willem scream” (eh oui, tout le budget était passé dans les batailles spatiales. Je vous y verrais bien, vous, à produire un space-opera à vous tout seul avec un SMIC). Bien malheureusement, aucun Indocile ne réchappa à cet assaut implacable. Ceux qui survécurent furent emmenés pour être torturés jusqu’à ce que mort s’ensuive, comme le voulait la coutume.

Alors qu’il marchait dans les coursives utilitaires ombragées, C6T-Matic reçut un CD-ROM en plein visage, qui éclata sur sa carlingue en un millier de petits éclats tranchants. Celui qui venait de le jeter n’était autre Radio-2D, le robot mécano du Tardive XIII.
— Qu’est-ce que tu fiches ici, saleté de tas de ferraille ? Tu ne vois pas que j’essaye de m’enfuir ?
— Gronk gronk !
— Ne sois pas grossier Dédeux, si tu continues tes conneries je te mets hors-circuit. Si tu veux qu’on s’en sorte en un seul morceau, aide-moi à pirater cette capsule de sauvetage.

Ella Ganor était immobilisée et tenue en joue par une trentaine de commandos quand le seigneur Vak Margor arriva d’un pas lourd et sinistre, soufflant de sa respiration sifflante à travers son masque noir aux traits insectoïdes. Nul ne pouvoit savoir quel genre de monstruosité se cachait réellement sous ce masque. Mais à cet instant précis, on y lirait sans doute un regard hargneux et satisfait, celui d’un prédateur ayant enfin attrapé sa proie.
— Vak Margor, lui lança la duchesse d’un air hautain qui contrastait avec son jeune âge. Cette Filoni porte bien votre marque.
— Coupez !
Le réalisateur, un certain Bricks (Death Star de son prénom) accourut sur le plateau de tournage, une liasse de feuilles à la main.
— Mais qu’est-ce que tu nous fais, Carrie ? Qu’est-ce qu’il y a de compliqué dans ton texte ?? “Félonie”, Carrie, fé-lo-nie !
— Roh, ça va, si on peut plus rigoler un peu…
— Tu devrais sérieusement arrêter la coke, ça ne te réussit pas. Ici, chez Disneyflix Eco+ Industries, nous sommes une entreprise respectable. Encore un coup comme ça et t’es virée, compris ? Allez action !
— Et dire qu’on est même pas payés pour ça… Qu’est-ce qu’on fait, alors ? On recommence la scène depuis le début ?
— Non, argua Bricks, nous n’avons ni le temps ni les moyens pour ça. Continuez directement, on coupera le reste au montage.
— Attendez, fit Vak Margor, visiblement confus. Vous voulez dire que tout ça n’est qu’un film ? Pourquoi on m’a rien dit, à moi ?
Ella Ganor (ou plutôt, Carrie Fisher) haussa les épaules.
— On est tous passés par là. De nos jours, les acteurs sont directement clonés à la chaîne et naissent dans leur rôle avec des souvenirs programmés. Ça coûte moins cher, et l’acting est beaucoup plus convaincant. Ils peuvent même faire mourir les acteurs sur scène pour plus de réalisme, puisqu’on est remplaçables à foison.
— Mais… Ça veut dire que… Rien de tout ça n’est réel ?? NOOOOOOOON !!!
— Oh, ça va, Dave… Arrête ton cinéma. Ils n’auront aucun scrupule à te remplacer si tu ne fais pas ton travail. Alors joue le jeu, comme tout le monde.
— D’accord, je vais faire comme si tout ça était normal…
— Vak Margor, vil brequin ! Cette filouterie porte bien l’odeur méphitique de votre infâme sillage.
— Trêve de sensiblerie, altesse, rétorqua le senior sombre d’une voix aux accents démoniaques. Vous n’êtes pas en position de négocier. Votre pathétique attaque sur Hawaii a échoué, votre rébellion insignifiante a poussé son dernier soupir. HHHHH… Et votre tour viendra bien assez tôt. » Alors, c’est comment ?
— C’est très bien Dave, mais par pitié, reste dans le rôle… Sinon, les lecteurs n’arriveront jamais à suivre. « Eh bien si vous voulez me tuer, allez-y, fit la duchesse résignée. Je n’ai plus rien à perdre.
— C’est là que vous vous trompez. Le Grand Gourmet sera bien amusé de lire la détresse dans vos yeux quand nous aurons… englouti Algérande.
Ella déglutit en entendant cela. Il bluffait, c’était évident. Algérande ne présentait même pas un objectif stratégique pour l’Emprise, ni le moindre intérêt minier. La détruire ne serait qu’une vaste perte de moyens… et de vies humaines. Si elle devait mourir en martyr, elle le ferait. Mais jamais elle ne permettrait que son peuple souffre à cause d’elle.

Sur son écran de contrôle, un agent de surveillance de l’Emprise vit une capsule jaillir du Tardive XIII.
— Voilà une capsule qui s’échappe, signala-t-il à son supérieur hiérarchique.
— Ne tirez pas, laissez-leur la vie sauve… Pour le moment. Les pilotes ont besoin d’exercice, on va les suivre à la trace. Qui qu’ils soient, ces anarchistes appartiendront bientôt aux annales de l’Emprise…
— Les annales avec un seul “n” ?
— À votre avis ?

Ayant fait éconduire la duchesse par ses troupes, Vak Margor s’adressa à l’officier à l’allure haut-perchée qui vint à sa rencontre.
— Colonöl Sincère, où est mon caffix sans suc et sans gluckoz ? Je pensais vous avoir fait comprendre qu’il me le faut tous les vingt-cinq quarts d’heure pour rester en forme triangulaire !
— Comment cela, en forme triangulaire ?
— Bah, le côté obscur est un triangle, non ?
— Non, je ne vois pas…
— Vous n’avez jamais joué à SWTOR ?
— Non, senior.
— Vous êtes sincère, colonöl Sincère. Mais ne le soyez pas trop.
— Entendu, sire. Je tâcherai d’être plus hypocrite en m’adressant à vous.
— Bon, vous commencez à me courir sur le haricot magique. Où est mon caffix ?
— Il est cuit, monsieur, répondit Sincère en sortant une canette de caffix de sa poche. Bien sec et fumant, serré comme un corset.
— Bien sec ?
— C’est comme ça qu’on dit, non ?
— Vous mettez votre carrière en danger, colonöl.
Margor prit le caffix et l’inspecta attentivement.
— Il n’y a pas de paille ? Vous cherchez à m’insulter, Sincère. Vous savez qu’avec mon casque, je ne peux pas boire sans paille !
— C’est que… Nous n’avons plus de pailles, votre seigneuritude.
— C’est une blague ? Envoyez immédiatement un bataillon de Killtroopers sur Tatane ! Si je n’ai pas ma paille avant 15h88, je vous ferai cuire à la broche !
— Oh fichtreusaises, cette fois-ci je suis foutu… À vos ordres, votre seigneuretâge. Si vous ne me revoyez pas d’ici là, c’est que j’aurai déserté pour échapper à votre colère.
— Mais vous ne le ferez pas. Vous êtes trop sincère pour cela.
— Hélas…

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