Novembre, Simone, Maison de retraite… 10 succès français au box

Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ?NovembreSimoneMaison de RetraiteEn corps : retour sur 10 succès du cinéma français au box-office 2022.

Cette année encore, le cinéma français en a pas mal bavé. Entre les restes du Covid-19 et les changements d’habitudes des spectateurs, les salles obscures hexagonales peinent à retrouver leur fréquentation pré-pandémique. Le mois de mars 2022 a été le pire depuis 1999, tandis que le mois de septembre est parmi les plus mauvais depuis 1980, le début des statistiques mensuelles. Visiblement, les chiffres parlent, et ils sont désagréables.

Néanmoins, quelques exceptions notables sortent du lot, notamment du côté de la production française, toujours parmi les plus riches et diversifiées du monde. Replongeons-nous alors dans quelques performances intéressantes, non pas à travers un classement rigoureux des meilleurs scores de 2022 (sinon, quelques gros films au succès étouffé par un budget conséquent auraient parasité la liste), mais aussi en prenant en compte des plus petits films qui, grâce au bouche-à-oreille, ne s’en sont pas si mal sortis cette année.

 

Vaillante, l’un des plus gros scores de 2022, mais aussi un de ses plus gros budgets

 

SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI

Budget : 15,5 millions (budget prévisionnel)

Box-office : 1,8 million d’entrées

 

 

Que se passe-t-il lorsqu’une équipe très bancable du cinéma français se frotte à l’un des genres les plus populaires dans les salles obscures, à savoir les super-héros ? Et bien ça fait des entrées… mais pas tant que ça. Avec un budget à peine inférieur à celui de Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (15,5 millions d’euros contre 18,6 millions), le nouveau film réalisé par Philippe LacheauSuper-héros malgré lui, a signé le cinquième plus gros succès français de l’année en rassemblant plus de 1,8 million de spectateurs sur l’ensemble de son exploitation.

Si ce score est bien en dessous des performances des précédents films de la Bande à Fifi, notamment Babysitting 2 (3,2 millions) et Alibi.com (3,5 millions), il reste cependant légèrement supérieur à celui de Nicky Larson (1,6 million). En effet, Super-héros malgré lui a bénéficié d’un alliage de salles plus important que ses prédécesseurs (688 cinémas dès son lancement), de Babysitting premier du nom (405 salles de cinéma à son maximum) à Nicky Larson (579 écrans au top de son exploitation).

 

Super-héros malgré lui : photo, Elodie Fontan, Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Julien ArrutiLes Avengers Wish

 

Si, sur le principe, la rencontre entre les créateurs de Babysitting et le cinéma de super-héros aurait pu/dû faire de Super-héros malgré lui un plus gros succès (4 films de super-héros sont dans le top 10 box-office de l’année), ses performances tout de même correctes rappellent malgré tout la solide complicité entre la Bande à Fifi et le public français..

Une affinité qui semble déteindre sur les films où la troupe a simplement mis la main à la pâte sans pour autant les réaliser, puisque l’acteur et metteur en scène Tarek Boudali s’est illustré dans un autre (relatif) succès du cinéma français cette année, à savoir Menteur (934 000 entrées), dirigé par Olivier Baroux.

Notre critique de Super-héros malgré lui

MAISON DE RETRAITE

Budget : 5 millions

Box-office : 2 millions d’entrées

 

Gérard Depardieu : photo, Maison de Retraite“Hahaha… Qu’est-ce que je fous là bordel…”

 

Autre comédie qui est parvenue à attirer des spectateurs cette année, Maison de Retraite est le quatrième plus gros succès français de 2022. Si l’on met de côté la trilogie La Vérité si je Mens ! (dont deux volets ont accumulé plus de 4,5 millions d’entrées, et un autre a dépassé les 7,8 millions), le film réalisé par Thomas Gilou est, de loin, le plus gros succès de sa carrière.

Fait assez rare pour être souligné, les 14,4 millions de recettes de Maison de Retraite ont largement remboursé le budget de production du film qui tourne autour des 5 millions. Ce beau succès peut en partie s’expliquer par le casting du film qui réunit deux générations de comédiens, et donc potentiellement deux types de publics différents, en confrontant Gérard Depardieu à Kev Adams.

Une rencontre visiblement fructueuse qui a bénéficié d’un parc de salles de 898 écrans dans toute la France lors de sa quatrième semaine d’exploitation, soit presque autant que les 900 copies de The Batman. Maison de Retraite a donc été généreusement diffusé, et pas uniquement en région parisienne puisque seulement 153 000 spectateurs des 2 millions d’entrées ont été comptés sur Paris, soit même pas 8% des tickets vendus.

Notre critique de Maison de retraite

EN CORPS

Budget : 7,7 millions

Box-office : 1,3 million d’entrées

 

En corps : photo, Marion BarbeauEnCorps un succès pour Klapisch

 

Si les États-Unis ont Christopher Nolan, la France a aussi son super auteur : Cédric Klapisch. Blague à part, ces dernières années, rares sont les cinéastes francophones à être parvenu à s’imposer régulièrement au box-office tout en assumant un style et un ton personnel. Après les scores en deçà de Ce qui nous lie (717 000 entrées) et de Deux moi (646 000 entrées), Cédric Klapisch est revenu en force cette année avec En corpsson plus beau succès depuis presque dix ans et la sortie de Casse-tête chinois en 2013 (1,5 million d’entrées).

Avec 1,3 million de tickets vendus pour En corps, Klapisch ne renoue pas tout à fait avec les succès monstres d’Un air de famille (2,4 millions) et de L’Auberge espagnole (2,9 millions), mais est tout de même parvenu à rembourser ses 7,7 millions de budget de production, à raison de plus de 9,2 millions de recettes salles. Notons que le long-métrage est grimpé jusqu’à la sixième place des plus gros scores français de l’année, et dans le top 20 toutes nationalités confondues, juste derrière le dernier Pixar, Buzz l’Éclair.

Par ailleurs, En corps a bénéficié d’une très jolie distribution puisqu’il a atteint les 891 copies diffusées en France en quatrième semaine de diffusion, soit 478 de plus que lors de son démarrage. Le film réalisé par Cédric Klapisch est aussi l’un des rares de l’année, avec Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ?, à avoir continué à cumuler significativement des entrées au-delà de dix semaines d’exploitations, témoignage d’un bouche-à-oreille efficace

Notre critique d’En corps

QU’EST-CE QU’ON A TOUS FAIT AU BON DIEU ?

Budget : 20 millions

Box-office : 2,4 millions d’entrées

 

Qu'est-ce qu'on a tous fait au Bon Dieu ? : photo, Chantal LaubyPrions pour que ça s’arrête

 

Et en parlant du loup… Comme ses deux précédents opus, Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? est le plus gros score français de l’année de sa sortie au box-office hexagonal. Le film a performé durant 13 semaines d’exploitation, avec plus de 1 000 copies diffusées dans tout le pays lors de son pic de diffusion. Il s’agit du plus gros parc de salles de la carrière du réalisateur Philippe de Chauveron et d’une des plus grosses distributions de l’année tout court.

Un mastodonte, donc, mais qui reste tout de même une timide réussite pour UGC (distributeur et coproducteur) puisque ce Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? 3 a réuni presque 10 millions de spectateurs de moins que le premier volet de la saga, et a vendu environ deux tiers de tickets de cinéma en moins que le deuxième opus. Le budget de production du film, d’environ 20 millions d’euros, n’a même pas été remboursé par ses environ 16,5 millions de recettes.

De là à dire que c’est un échec, n’exagérons rien. Philippe de Chauveron signe malgré tout le plus beau score de sa carrière, hors trilogie du Bon Dieu, bien au-dessus même des deux premiers Ducobu (1,4 et 1 million d’entrées). Par ailleurs, il s’agissait du seul film français à s’être fait une place dans le top 10 des plus grosses entrées de l’année, toutes nationalités confondues… avant l’arrivée d’Avatar 2., l’éjectant à la onzième place.

Notre critique de Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ?

LES SEGPA

Budget : 2,7 millions

Box-office : 710 000 entrées

 

Les Segpa : photoFêter le succès d’un film

 

Dans la catégorie budget en dessous des mastodontes de l’année, avec un beau potentiel de rentabilité, Les Segpa a presque doublé son budget de production de 2,7 millions d’euros avec ses presque 5 millions de recettes. Certes, le film réalisé par Hakim et Ali Bougheraba, adapté de la web-série éponyme, n’a pas dépassé le million d’entrées, mais il a largement réussi à performer sur la longueur (plus de 10 semaines d’exploitation).

Une course d’endurance qui, couplée à quelques pics de fréquentation (notamment lors du long week-end de l’Ascension et lors du début de l’été), témoigne du bouche-à-oreille efficace dont a bénéficié Les Segpa. Un bouche-à-oreille visiblement un peu auto-flagélatoire, ou en tout cas complètement absent des sites de notations français de cinéma puisque le film a été noté 1,8/5 sur Allociné spectateur, avec plus de 730 votes, et 3,6/10 sur Senscritique, avec plus de 230 votes.

Enfin, le joli succès du long-métrage est d’autant plus intéressant aux vues de son échelle de distribution puisqu’il n’a pas dépassé les 390 copies, soit le plus petit maximum d’écrans des 45 plus gros scores de 2022, toutes nationalités confondues. Les Segpa est donc une jolie surprise au box-office, de quoi ravir l’un de ses coproducteurs, Cyril Hanouna, qui a également produit cette année Ténor, reçu avec plus de timidité (341 000 entrées pour 4,9 millions de budget).

INCROYABLE MAIS VRAI

Budget : entre 4,3 et 4,6 millions

Box-office : 315 000 entrées

 

Incroyable mais vrai : Photo Alain Chabat, Anaïs Demoustier, Benoît MagimelFêter un Incroyable mais vrai succès

 

2022 a été une riche année pour ce bon Quentin Dupieux. Outre le tout récent Fumer fait tousser, le cinéaste a livré une nouvelle comédie absurde du nom d’Incroyable mais vrai, qui s’est hissé à la tête du classement des meilleures performances au box-office de sa carrière, juste devant Steak (290 000 entrées) et Au poste ! (266 000 entrées).

Si on est loin des scores de Qu’est-ce qu’on a tous fait au bon Dieu ?, cette réussite témoigne de l’ancrage de plus en plus solide de la nouvelle formule Dupieux dans les salles hexagonales. En effet, depuis son retour en France, le bonhomme produit très régulièrement des films courts, au budget moyen environnant les 4 millions d’euros, avec un casting cinq étoiles aux comédiens venant de multiples horizons (drame, comédie, one man show, musique) et un high concept au potentiel comique fort.

 

Incroyable mais vrai : Photo Léa Drucker, Alain ChabatQuand on te raconte un film de Dupieux

 

Par ailleurs, l’usine Dupieux semble prendre de plus en plus d’ampleur puisqu’Incroyable mais vrai a bénéficié du plus grand parc d’exploitation en France de la carrière du cinéaste (575 copies à son maximum), devant Mandibules (540 cinémas) et Steak (413 écrans). Si, pour certains membres de la rédaction, ce schéma assumé du cinéaste commence à poser certains problèmes (surtout si les films ne sont pas terminés…), le bonhomme a le mérite de livrer un cinéma comique français plus audacieux et singulier que la moyenne.

Notons tout de même que ce public reste relativement de niche, aussi bien quantitativement que géographiquement puisqu’environ un tiers des entrées d’Incroyable mais vrai ont été relevées à Paris. À voir si Fumer fait tousser parviendra à prolonger le joli succès d’Incroyable mais vrai, ce qui est peu probable vu que le film n’a réalisé que le sixième meilleur démarrage du cinéaste.

Notre critique d’Incroyable mais vrai

REVOIR PARIS

Budget : 5,2 millions

Box-office : 518 000 entrées

 

Revoir Paris : photo Benoît Magimel, Virginie EfiraUn film sensible et bouleversant

 

Autre jolie surprise de 2022, la réception de Revoir Paris. Malgré la gravité de son sujet, le dernier film réalisé par Alice Winocour est parvenu à se glisser dans le top 3 hebdomadaire des meilleurs chiffres en France deux semaines consécutives. Une jolie performance pour un drame sensible sur un Paris post-attentat, qui plus est avec des scores réguliers durant une bonne partie de son exploitation, bénéficiant même d’une légère hausse de spectateurs trois semaines après sa sortie.

La copieuse diffusion du film doit y être pour quelque chose puisqu’après un démarrage à moins de 280 copies dans toute la France, Revoir Paris a atteint les 748 écrans lors de son pic d’exploitation. En espérant que le succès du film puisse continuer de faire grimper la carrière d’Alice Winocour, qui n’avait jusque-là jamais rencontré un tel succès (les entrées de ses précédents films oscillant entre 67 000 et 170 000 tickets vendus).

Par ailleurs, un autre moteur du succès de Revoir Paris est également à signaler, à savoir Virginie Efira. Si le lien direct entre sa participation au film et le succès de celui-ci est difficilement mesurable, notons tout de même que la comédienne a admirablement performé dans les salles françaises cette année puisqu’en plus de Revoir Paris, elle a joué dans En attendant Bojangles (557 000 entrées), dans Les Enfants des autres (379 000 tickets vendus), bon et aussi le plus décevant Don Juan (51 000 spectateurs).

Notre critique de Revoir Paris

NOVEMBRE

Budget : plus de 15 millions

Box-office : 2,37 millions d’entrées

 

 

Si cette année, les films sur les élections présidentielles ont globalement bidé au box-office France (Le Monde d’hier, En même temps), le sujet qui a, en revanche, réuni les spectateurs hexagonaux dans les salles obscures, c’est celui des attentats terroristes. En effet, après le succès de Revoir Paris, c’est Novembre qui s’est imposé sur nos grands écrans. Avec ses 2,3 millions de tickets vendus, le nouveau film réalisé par Cédric Jimenez est devenu le deuxième plus gros succès français de l’année, moins de 100 000 entrées derrière Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? 3.

Avec ses 16,5 millions d’euros de recettes, Novembre rembourse ainsi ses frais de production autour de 15 millions. Il dépasse par la même occasion le record de Bac Nord et ses 2,2 millions d’entrées, devenant ainsi le plus beau succès de la carrière de Cédric Jimenez sur grand écran. Notons que les divers débats sur la récupération politique de Bac Nord, ainsi que les nouvelles polémiques autour de Novembre, ont dû jouer un rôle plus ou moins grand sur le succès du long-métrage en salles.

 

Novembre : photo, Sandrine Kiberlain, Jean DujardinUn des plus beaux castings de l’année

 

De plus, s’il est difficile de mesurer l’influence que l’actualité brûlante du film a eue sur ses performances au box-office, notons tout de même que Novembre a bénéficié d’un casting français cinq étoiles avec, entre autres, Jean Dujardin, Anaïs DemoustierSandrine KiberlainJérémie Renier et Lyna Khoudri.

Par ailleurs, le succès de Novembre a été aidé par sa copieuse distribution, StudioCanal ayant réquisitionné 912 copies dans toute la France au bout de quatre semaines d’exploitation. Il s’agit de l’une des plus grosses diffusions pour un film français de l’année, juste derrière les mastodontes Qu’est-ce qu’on a tous fait au Bon Dieu ? (1 046 copies à son maximum) et Simone – le Voyage du siècle (1 065 écrans au pic de son exploitation).

Notre critique de Novembre

L’INNOCENT

Budget : 3,6 millions

Box-office : 696 000 entrées

 

L’Innocent : photo Louis Garrel, Noémie MerlantUne des plus belles scènes de l’année

 

Outre les impressionnants castings et autres gros budgets de l’année, une des belles surprises du box-office de 2022 est celle du succès de L’Innocent, le dernier film réalisé par Louis Garrel. L’escapade du cinéaste des Deux amis dans la comédie de braquage familiale lui a permis de frôler les 700 000 entrées, soit presque cinq fois les chiffres de L’Homme fidèle, son deuxième plus gros score au box-office.

Une belle victoire qui est principalement due à un bouche-à-oreille efficace durant les quatre premières semaines d’exploitation plutôt stables avec des baisses de fréquentations qui n’ont pas atteint les 40%. Une homogénéité permise par la généreuse distribution du film qui est passée de 353 à 731 copies dans toute la France au bout de quelques semaines d’exploitation. Le film réalisé par Louis Garrel s’est alors offert plus d’écrans que Super-héros malgré lui (688), et pas beaucoup moins que le dernier Ducobu (791).

Par ailleurs, le succès de L’Innocent est d’autant plus singulier qu’il s’agit du seul film des 20 plus gros succès français de l’année à avoir été distribué par une société indépendante, à savoir Ad Vitam (exception faite pour Apollo Films, qui a distribué Les Segpa). Une exception qui vient confirmer la règle des mastodontes du cinéma français qui se partagent les plus gros succès de l’année, entre Pathé, UGC, Warner France et SND.

Notre critique de L’Innocent

SIMONE, LE VOYAGE DU SIÈCLE

Budget : plus de 15 millions

Box-office : 2,33 millions d’entrées

 

Simone - Le voyage du siècle : photo Elsa Zylberstein Elsa Zylberstein dans Simone – le Voyage du siècle

 

Dans la grande tradition du biopic français sur une personnalité historique (La Promesse de l’aube), artistique (Yves Saint Laurent) ou bien tirée d’un fait divers (Mesrine : L’instinct de mort), Simone – le Voyage du siècle a copieusement attiré les spectateurs hexagonaux. Avec ses plus de 15,5 millions de recettes, le nouveau film réalisé par Olivier Dahan a tout juste remboursé son budget de production et se rentabilisera certainement lors de son exploitation vidéo.

Il s’agit du troisième plus gros score pour un film du cinéaste. Pour rappel, le bonhomme est plutôt familier des beaux succès au box-office puisque Les Seigneurs avait récolté plus de 2,7 millions d’entrées en 2012, et son autre fameux biopic, La Môme, avait cumulé dans les 5,2 millions de tickets vendus en 2007. Simone est actuellement le troisième plus gros succès pour un film français en 2022 et dépassera, à terme, Novembre et ses 2,37 millions d’entrées.

 

Simone - Le voyage du siècle : photo Elsa ZylbersteinUn film qui s’est fait entendre

 

Outre la force de sa figure historique, qui a certainement dû jouer dans le succès du film, Simone a bénéficié de la plus grosse distribution de l’année pour un film français, à raison de 1 065 copies. C’est un parc de salles plus élevé encore que le mastodonte hexagonal de 2022, Qu’est-ce qu’on a tous fait au bon Dieu ?, qui a quant à lui été porté par plus de 1 040 écrans dans tout le pays.

Par ailleurs, le long-métrage réalisé par Olivier Dahan a fait preuve d’une jolie régularité dans ses chiffres pendant dix semaines d’exploitation, jusqu’à même avoir un léger regain de fréquentation en septième (!) semaine. De là à dire une nouvelle fois que le bouche-à-oreille a bien fait son travail, il n’y a qu’un pas.

Novembre, Simone, Maison de retraite… 10 succès français au box-office 2022 (oui, il y en a)