Texte parodique au Moyen Âge et concept de « parodie » dans les études médiévales

Colloque international organisé dans le cadre des colloques franco-russes qui se sont déroulés de 2004 à 2021 à Moscou 

Texte parodique au Moyen Âge et concept de « parodie » dans les études médiévales

27 au 30 août 2024, MSH de Clermont-Ferrand

Les dernières décennies ont été marquées par l’intérêt qu’a porté la critique à la parodie, y compris la parodie médiévale à laquelle des articles, des ouvrages critiques et des colloques, dont les actes sont publiés, ont été consacrés[1]. On y rappelle, conformément à la conception moderne de la notion, que la parodie est, étymologiquement, « un palimpseste dans lequel jamais l’hypotexte ne se laisse oublier sous la récriture dont le paradoxe est de le présenter sans cesse tout en le pervertissant, tout en remplaçant la convenance par la disconvenance »[2], mais il ressort aussi de différentes études que le concept de « parodie » prend une signification spécifique dans la production littéraire médiévale. Ainsi, selon Madeleine Jeay, la définition de parodie comme imitation d’un texte précis dans le but de le ridiculiser, telle qu’elle est donnée à l’époque moderne, n’est pas applicable à la littérature médiévale. À l’appui d’un article de Sanda Galopensia-Erutescu, M. Jeay considère que la parodie médiévale, à la différence des parodies plus tardives, a un caractère archaïque et syncrétique ; il est important de souligner pourtant que S. Galopensia-Erutescu, quant à elle, ne mentionne que brièvement la parodie de l’Antiquité, en se fondant principalement sur les travaux de M. Bakhtine, sans prêter une attention à la parodie médiévale. Tout en insistant sur la spécificité de la parodie du Moyen Âge, Madeline Jeay ne juge pas cependant inapproprié d’employer le terme en question pour les études médiévales. Elle constate, en fin de compte, qu’à l’époque médiévale la parodie est polyfonctionnelle et qu’il est difficile de la distinguer du jeu littéraire, de l’ironie et de la satire, avant d’être amenée à reconnaître que la réception du texte comme texte parodique est hautement subjective, et que l’effet parodique est créé non seulement par l’écriture mais aussi par la lecture[3]. 

De son côté, Jean-Claude Mühlethaler relève dans « À la recherche de la parodie médiévale »  que le désir de voir de la parodie dans chaque texte comique vide le terme de son sens, et il prévient contre un usage trop large de l’emploi de celui-ci[4]. Dans un autre article il propose une définition de la parodie médiévale, proche de celle qui est utilisée pour l’analyse de la littérature de l’époque moderne : selon lui, la parodie reproduit dans un registre ludique certains éléments de son modèle, les plaçant « sous un éclairage inattendu, de manière à interpeller le lecteur qui, prenant un recul nécessaire, est amené à s’intéresser — ne serait-ce qu’un instant — au procédés de l’écriture plutôt qu’à l’histoire »[5]. D’autre part, J.-C. Mühlethaler associe le concept de « parodie » au repérage des liens intertextuels entre l’œuvre analysée et d’autres textes : étudiant les Cent nouvelles nouvelles, il montre l’existence des liens de ce type entre les nouvelles et plusieurs œuvres de la littérature médiévale, parfois chronologiquement éloignées (liens qui ne nous apparaissent pas toujours avec évidence), signalant alors qu’un texte « renverse » l’autre et qualifiant le premier de « parodique »[6]. Le critique souligne que la possibilité de repérer ces liens dépend de l’horizon intellectuel du lecteur, en reconnaissant, comme M. Jeay, que la réception du texte comme parodique est dans une large mesure subjective. 

Estelle Doudet propose de distinguer la parodie, le pastiche et la satire : la proximité de ces trois formes de comiques est grande, car ils exigent de la part de l’auteur un « travail sur la fonction poétique du langage », si ce n’est que, d’une part, à la différence de la satire, parodie et pastiche n’ont pas de référent, et que, d’autre part, la parodie se caractérise par une « intention de travestissement comique ou ironique du texte-source ». Reste qu’en analysant les farces de Pierre de Lesnaudrie, E. Doudet associe étroitement parodie, pastiche, satire, ironie et tous les jeux intertextuels[7]. 

Étudiant la complainte du Roman de Fauvel remanié de Chaillou de Pestain (BnF, fr. 146), Thibaut Radomme met lui aussi en perspective satire et parodie pour montrer que celle-ci est au service de celle-là, et il relève des critères internes et externes permettant d’identifier le discours parodique[8]. L’écriture de la complainte du Roman de Fauvel l’amène à formuler une définition de la parodie très proche de celle qui est couramment retenue : elle consiste « en l’imitation et le détournement d’un modèle (texte ou discours) relevant d’une norme esthétique (langagière, stylistique, générique, etc.) propre à un domaine d’autorité́ particulier (littéraire, religieux, juridique, médical, etc.). La complainte produit par « le mécanisme du dévoiement esthétique, un contre‐texte (ou contre‐discours), voire un anti‐texte (ou anti‐discours). » 

Pour sa part, Élisabeth Gaucher prend, semble-t-il, des distances avec l’emploi trop large du terme « parodie ». Soulignant le fait, à la suite d’autres chercheurs, que le mot est absent des traités médiévaux, elle préfère évoquer non pas la parodie en tant que telle, mais « un esprit parodique » : les textes qui en portent la marque usent de clichés littéraires et contribuent non pas à la critique, mais au renouvellement de la littérature. Elle rapproche, apparemment, la parodie médiévale du procédé que les formalistes russes nommaient une « estrangisation » ou « défamiliarisation »[9]. Ce sont eux, ainsi que Mikhaïl Bakhtine qui ont donné au concept de parodie son sens le plus large, comme c’est le cas pour Victor Shklovsky, Iouri Tynianov, Boris Tomachevsky qui ont accordé une attention particulière à l’écriture parodique. Pour Shklovsky qui est à l’origine du concept de l’« estrangisation » du procédé artistique, le roman parodique est un phénomène typique de la littérature mondiale ; Tomachevski, lui, définit la parodie comme « estrangisation » du procédé qui, faisant partie du sujet de l’œuvre, a pour but de ridiculiser et de démasquer l’école littéraire de l’adversaire (Théorie de la littérature. Poétique, 1925)[10] ; Tynianov, pour sa part, insiste sur l’« augmentation des sens » que la parodie permet.

S’appuyant sur les travaux d’Olga Freydenberg, Mikhaïl Bakhtine, à la fois principal opposant des formalistes et leur interlocuteur privilégié, pensait qu’une des fonctions importantes de la parodie de l’Antiquité et du Moyen Âge consistait à ressusciter les genres et les formes littéraires. Selon lui, presque tous les genres de discours, ainsi que les genres littéraires ont leurs analogues parodiques (cf. la remarque de Freydenberg: « au début tout ce qui était le plus sacré fut parodié »). D’après lui aussi, les genres parodiques ne reproduisent pas la forme de l’objet de parodie ; d’autre part, l’un des facteurs permettant de créer de la parodie réside dans la présence d’une distance entre l’auteur et l’objet qu’il représente dans son œuvre[11].

Nous proposons de revenir sur les problèmes que pose la parodie afin de comprendre si sa convocation est efficace pour analyser les littératures médiévales, et afin de voir si l’emploi de ce terme est pertinent. Suivant cette perspective, il convient de déterminer la possibilité de distinguer la parodie médiévale des autres formes de ridiculisation et de critique d’un texte ou d’un groupe de textes. D’autre part, il convient aussi de voir si les littératures médiévales permettent de retrouver les différentes formes de la parodie — notamment celles qui correspondent à la notion de parodie au sens étroit du terme (c’est-à-dire la parodie d’un texte précis), et celles qui ressortissent à une notion de parodie au sens large.

Dans ce but, une attention particulière peut être portée aux questions suivantes.

(a) La critique et le concept de parodie :
Comment s’explique l’intérêt pour la parodie dans l’histoire de la critique littéraire et, en particulier, pour la parodie médiévale ? Quelles en sont les causes au XXe-XXIe siècle et dans quel contexte intellectuel, littéraire, philosophique s’inscrivent-elles ? Par ailleurs, est-il possible de penser que la recherche des liens intertextuels, qui sont l’une des directions majeures de la critique contemporaine, entraîne la qualification des textes comme « parodiques » ? Et, si c’est bien le cas, le critique, n’attribue-t-il pas des traits parodiques à un texte qui, dans le contexte médiéval, ne les avait pas ?

(b) L’œuvre « parodique » et sa réception par le lecteur médiéval : 
Le lecteur médiéval, est-il capable d’apprécier les aspects parodiques du texte qui semble les avoir, aux yeux du critique de notre époque ? Si oui, quelles données faut-il convoquer pour en témoigner ? Suivant cette perspective se pose aussi la question de savoir comment repérer le comique dans des textes médiévaux. 

(c) Parodie et contexte :
La parodie est-elle un instrument universel ou, au contraire, chronologiquement limité ? Existe-t-il des conditions — sociales, littéraires — justifiant l’apparition et le développement d’une écriture parodique ou, au contraire, son retrait et sa disparition ? Jelle Koopmans, notamment, a montré, à partir des œuvres de Pierre de Lesnauderie, l’importance du contexte politique pour saisir la dimension parodique des textes dramatiques : c’est dans le cadre de l’“inversion festive”, cadre des débats et des enjeux, qu’elle donne sa pleine mesure[12]. 

(d) Parodie et rhétorique :
Comme les chercheurs l’ont relevé à plusieurs reprises, la parodie n’est pas mentionnée dans les arts poétiques médiévaux[13]. On l’a rapprochée de la satire, de l’ironie, de l’antithèse, parfois de la plaisanterie, du bon mot (avec un renvoi à Quintilien, VI, 3, 96-98), et, si on utilise la terminologie contemporaine, du « renversement », de l’« inversement », du « déplacement » et du « pastiche »[14]. Y-a-t-il d’autres termes auxquels la parodie médiévale peut être associée ? Est-il possible de trouver des dénominations génériques et des titres donnés par les auteurs à leurs œuvres susceptibles de mettre au jour leur caractère parodique ?[15]

(e) Parodie et genre
Certaines études associent la question de la parodie avec celle des genres littéraires médiévaux[16]. Toutefois, comment concilier l’usage de la notion de « genre », généralement contestée par la critique, notamment par Paul Zumthor, en raison de l’instabilité des formes narratives médiévales, avec la notion de parodie ? Peut-on envisager que tous les genres littéraires puissent faire l’objet d’une parodie ? Ou cette possibilité est-elle limitée à certains types de textes ?

(f) Parodie et écriture :
Un rapprochement entre la parodie médiévale, d’une part, la satire et l’ironie, d’autre part, permet-il de conclure à l’indépendance de la première ? Quels sont les rapports entre la parodie et des expressions comme « poésie ludique » ou « dimension ludique » ? L’ironie, on le sait, irrigue les chansons des troubadours et des trouvères, des épisodes comiques ne sont pas absents des chansons de geste et le rabaissement ironique est perceptible dans les romans de Chrétien de Troyes, etc., pourtant peut-on, en l’occurrence, parler pour autant de parodie ? Enfin, ne faut-il pas supposer que le contre-texte, pour devenir parodique et se distinguer de l’ironie et des autres espèces de critique, doive en présenter certaines caractéristiques formelles ?

(g) Parodie et discours religieux :
Comment se définit le concept de parodie sacrée, quelles en sont les formes littéraires et quel en est le statut au Moyen Âge ? Entre plaisir festif et interdiction, quelle relation ce type de parodie entretient-il avec la société et la culture médiévales[17] ? 

Comité organisateur du colloque :

Ludmilla Evdokimova (Institut de Littérature mondiale Moscou / Université Saint-Tikhon Moscou) ;
Natalya Dolgoroukova (École des Hautes Études en Sciences Économiques Moscou)
Françoise Laurent (Université Clermont Auvergne Clermont-Ferrand)

Modalités de participation :

Les propositions de communication accompagnées d’un argumentaire d’une dizaine de lignes et d’un bref curriculum vitae sont à envoyer avant le 30 juin 2023 à :
ludmila.evdokimova@gmail.com
Natalia.dolgoroukova@gmail.com
francoise.laurent@uca.fr

Après évaluation du comité organisateur, les résultats de la sélection des contributions seront diffusés le 3 septembre 2023.

Langues de travail : français, anglais.

Les Actes du colloque seront publiés comme ceux de tous les colloques franco-russes qui ont précédé. 

 
[1] Cf. en particulier les actes des colloques : Burlesque et formes parodiques dans la littérature et les arts : actes du colloque de l’Université du Maine (Le Mans, du 4 au 7 décembre 1986), Isabelle Landy-Houillon, Maurice Ménard dir., Seattle, Tübingen, W. Leiner, 1987 ; Formes de la critique : Parodie et satire dans la France et l’Italie médiévales, Jean-Claude Mühlethaler avec la collaboration d’Alain Corbellari et de Barbara Wahlen dir., Paris, Champion, 2003 ; Formes et fonctions de la parodie dans les littératures médiévales : actes du colloque international, Zurich, 9-10 décembre 2010, Johannes Bartuschat, Carmen Cardelle De Hartmann éds., Firenze, Edizioni del Galluzzo, 2013 ; Parodies courtoises, parodies de la courtoisie, Margarida Madureira, Carlos Clamote Carreto et Ana Paiva Morais dir., Paris, Classiques Garnier, 2016. — N’ayant pas la possibilité d’énumérer de nombreux travaux consacrés à la parodie, mentionnons toutefois le numéro spécial de la revue Cahiers de recherches médiévales et humanistes, v. 15, 2008 (Tentation du parodique dans la littérature médiévale). 
[2] Eglal Doss- Quinby, Marie-Geneviève Grossel et Samuel N. Rosenberg, « Sottes chansons contre Amours », Parodie et burlesque au Moyen Âge, Paris, Champion, 2010, p. 25.
[3] Madelaine Jeay, « Polyphonies textuelles. Écriture de la parodie », Parodies courtoises, parodies de la courtoisie, op. cit., p. 360-361 (avec renvoi à Sanda Galopensia-Erutescu, « Parodie, pastiche et textualité », Le singe à la porte. Vers une théorie de la parodie, textes rassemblés et édités par Groupar, New York, Peter Lang, 1984, p. 117-133, notamment p. 122), p. 384-385.
[4] Jean-Claude Mühlethaler, « Préface. À la recherche de la parodie médiévale », Formes de la critique : parodie et satire dans la France et l’Italie médiévales, op. cit., p. 7-14, ici p. 11-12, citation p. 8.
[5] J.-C. Mühlethaler, « Renversement, déplacement et irradiation parodiques. Réflexions autour du Conte du papegau », Poétique, t. 157, 2009, p. 3-17.
[6] J.-C. Mühlethaler, « Irradiation parodique et logique de recueil : l’exemple des Cent nouvelles nouvelles », Formes et fonctions de la parodie dans les littératures médiévales, op. cit., p. 193-212. Ainsi, en analysant la nouvelle n°46 où les amants se donnent aux plaisirs d’amour sous le poirier, J.-C. Mühlethaler inclut dans son analyse le contexte biblique avec l’arbre du Paradis, puisque le poirier lui ressemble, Le Roman de la poire, les Confessions de saint Augustin puisqu’il avoue d’avoir volé les poires ou encore du Cligès de Chrétien de Troyes, car la chute de la poire a réveillé Fénice. En analysant la nouvelle n°45 où le nom du héros est « donne Marguerite », il suppose que ce nom renvoie à sainte Marguerite de la Légende dorée de Jacques de Voragine et conclut que la nouvelle est une vie de sainte parodique (p. 202-203 ; 206-207). — Pour la parodie et l’intertextualité voir également M. Jeay, « Polyphonies textuelles. Écriture de la parodie », Parodies courtoises, parodies de la courtoisie, op. cit., p. 360.
[7] E. Doudet, « Parodies en scène. Textes et contextes dans le théâtre de Pierre de Lesnauderie (Caen, 1493-1496) », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, t. 15 (Tentation du parodique dans la littérature médiévale), op. cit., p. 31-43, citation : p. 32; cf. également p. 36, 40, 42, 43.
[8] Cf. Thibaut Radomme, « Satire et parodie dans la ‘Complainte’ du Roman de Fauvel remanié de Chaillou de Pestain (Paris, BnF, fr. 146) : pourquoi et comment rit-on des puissants au XIVe siècle », dans Le rire : formes et fonctions du comique. Actes du colloque de Lausanne (9-10 juin 2016), Marta Caraion, Laurence Danguy, dir., 2017 ; consultable en ligne sur HAL.
[9] É. Gaucher, « Avant-propos », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, t. 15 (Tentation du parodique dans la littérature médiévale), op. cit., p. 1-2, ici p. 1. 
[10] Pour la traduction française de ces ouvrages, cf. Théorie de la littérature. Textes des formalistes russes, réunis, présentés et traduits par Tzvetan Todorov, préface de Roman Jacobson, Paris, Seuil, 1966, p. 263-307.
[11] Cf. son ouvrage « Эпос и роман » (« Épopée et roman »).
[12] Jelle Koopmans, « La parodie en situation. Approches du texte festif de la fin du Moyen Âge », CRMH, 15, 2008. 
[13] É. Gaucher, « Avant-propos», Cahiers de recherches médiévales et humanistes, t. 15 (Tentation du parodique dans la littérature médiévale), op. cit., p. 1-2, ici p. 1. 
[14] J.-C. Mühlethaler, « Récriture et parodie : l’idéal chevaleresque et l’idéal politique à l’épreuve du Livre du Cuer d’amours espris de René d’Anjou », Formes de la critique : Parodie et satire dans la France et l’Italie médiévales, op. cit., p. 235-259, en particulier p. 247 ; J.-C. Mühlethaler, « Irradiation parodique et logique de recueil : l’exemple des Cent nouvelles nouvelles», Formes et fonctions de la parodie dans les littératures médiévales, op. cit., p. 193-212, ici p. 194, 199, 201, 205, 207. De plus: E. Doudet, « Parodies en scène. Textes et contextes dans le théâtre de Pierre de Lesnauderie (Caen, 1493-1496) », op. cit.
[15] Cf. en particulier Jelle Koopmans, « La parodie en situation. Approches du texte festif de la fin du Moyen Âge », op. cit., p. 89, qui cite certaines de ces nominations pour la littérature de la fin du Moyen Âge (adj. « joyeux »).
[16] Cf. en particulier : Isabelle Arseneau, Parodie et merveilleux dans le roman dit réaliste au XIIIe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2013. – É. Gaucher, « Avant-propos », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, t. 15 (Tentation du parodique dans la littérature médiévale), op. cit., p. 2; en outre : Elizabeth Dearnley, « Parody, Transexualyty and the Breton Lay », Parodies courtoises, parodies de la courtoisie, op. cit., p. 235-248; Chiara Concina, « Quelques notes sur les jeux-partis parodiques », ibid., p. 403-415; Marie-Geneviève Grossel, « Intertexe et contre-texte, l’exemple de la sotte chanson », ibid., p. 279-291. 
[17] Voir Jelle Koopmans et Paul Verhuyck, Sermon joyeux et truanderie, Amsterdam, Éditions Rodopi, 1987 ; Jelle Koopmans, Recueil de Sermons joyeux, Genève, Droz, 1988. 

Texte parodique au Moyen Âge et concept de « parodie » dans les études médiévales